 Le 7 novembre dernier, la Suisse a instaurée un nouveau service à destination des personnes âgées et/ou handicapées : la livraison de médicaments à domicile. Cette initiative répond à un réel besoin des personnes handicapées car, bien souvent, incapables de se rendre dans une pharmacie pour acheter les médicaments prescrits. Mais qu'en est-il pour la France ? La Ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a réaffirmé à plusieurs reprises qu'il lui paraissait essentiel de préserver le principe du monopole pharmaceutique, malgré les attentes des patients, qui sont aussi des consommateurs, pour la protection de la santé de la population, le médicament est et doit rester, comme étant un produit spécifique, dont le potentiel de soulagement ou de guérison est toujours, quel qu'il soit, assorti de risques. De fait, le rapport bénéfices risques inhérent à chaque association médicament/patient doit être optimisé par l'accompagnement et les conseils d'un professionnel spécialisé, dont la responsabilité personnelle est pleinement engagée. Comme nous le remarquons, le monopole des pharmaciens quant à la livraison des médicaments est loin d'être terminé. Quant à leur prise, seules les infirmières libérales, peuvent aider à la stricte observance du traitement et aider à l'administration de médicaments. Rédactrice Sophie Madoun |